Inclusif toi-même !

Inclusif : qui contient en soi, quelque chose d’autre. (source : Larousse)

inclusif toi même

Etre soi-même, sans masque, sans tricherie, authentique et en confiance dans ce qu’on entreprend. C’est le chemin qu’on essaie d’emprunter, non sans embuche. Car tant nos vieilles habitudes que l’environnement dans lequel on évolue, nous rendent la tâche parfois bien difficile. Si la difficulté peut être surmontée seul, c’est une toute autre histoire dans un collectif, où ce mélange de personnalités, d’enjeux individuels et communs, vient totalement bousculer n’importe quelle méthode ou organisation, aussi brillante soit elle. Alors partons explorer l’essence de cette inclusion collective, qui conditionne, selon moi, l’équilibre d’un groupe et la réussite de nombreuses méthodes favorisant la coopération, l’intelligence collective, la collaboration, l’inclusion …

NB : une petite voix intérieure s’est immiscée dans la rédaction, vous la reconnaîtrez facilement par sa discrétion et son redoutable pragmatisme.

Temps de lecture : 4 minutes. Réalisé par Alex. 


Commence par toi-même

Qu’est-ce que serait un collectif sans ses individualités ? Probablement peu de chose. Alors pour être un groupe inclusif, il faut avant tout être un individu inclusif, qui épouse cette harmonie qu’il souhaite voir dans le groupe.

Etre à l’écoute de soi. C’est avant tout bien se connaître et être connecté à soi en toute situation, pour être en mesure d’identifier son état intérieur. Cela ouvre notre regard sur ce que l’on vit et permet une meilleure communication avec autrui.

Tu veux dire que si je ne peux pas comprendre ce qui se passe en moi, j’aurais des difficultés à le partager aux autres ? Elle est bien bonne celle-là, t’en as d’autres ?!

Etre responsable de ses gestes et actions. On n’est pas responsable de tous les problèmes du monde. Mais on est bel et bien responsable de notre façon de les réceptionner en nous et de les renvoyer vers le monde. Dans la limite de nos capacités et de notre énergie du moment, on reste le seul maître à bord de nos mots, de nos actions et de nos gestes, qui communiquent avec l’extérieur.

Comment ça il faut aussi que je gère en moi ce que les autres m’envoient ? Ce n’était déjà pas assez compliqué de me gérer moi-même …

Etre courageux. Tout cela demande nécessairement d’oser s’exprimer et/ou de s’exposer à l’extérieur de nous-même. Sans ce courage, on peut rapidement se retrouver en conflit intérieur. On se renferme dans notre coquille ou derrière notre masque social et on garde en nous quelque chose de précieux, qui ne demande qu’à être partagé.

Ah oui donc maintenant y’a carrément plus d’intimité, il faut que je partage tout ça sur la place public ? Génial, hâte de connaître la suite …

Etre humble. Et reconnaissant face à notre propre cheminement, tant dans nos difficultés que dans nos réussites. Et garder en tête tout ce que cela nous a demandé pour parvenir à ce que l’on est aujourd’hui.

Donc j’ai parcouru toutes ces étapes pour ne pas me la péter devant les autres ? Mais qu’est-ce que j’y gagne alors ?


Une relation inclusive tu offriras

Ouvrir son monde des possibles. C’est une réelle difficulté et cela demande un effort, une concentration, de s’immerger dans le monde de l’autre, d’essayer de comprendre ce qu’il vit et pourquoi cela se traduit ainsi chez lui/elle à ce moment précis. Sans cette ouverture, chacun reste dans sa tête et la rencontre entre les deux individus s’annonce vide voire impossible.

Euuuh, facile à dire parce que sincèrement, je ne citerai pas de nom mais alors certains ont des mondes vraiment farfelus, ça va me demander un effort dont tu n’as même pas idée …

Ecouter, vraiment. Une fois que l’on a ouvert notre monde aux possibilités extérieures, il reste encore à accorder toute notre attention à l’autre, sans se laisser submerger par nos propres idées, nos conseils ou toute autre chose qui vient de nous. Cela demande une réelle connexion à ce que l’autre vie, à la flamme ou la larme qui est en lui en ce moment-même. Une complète immersion dans son monde, pour une meilleure compréhension de ses mots, de ses actes. Et surtout un meilleur accueil de ce qu’il est en train de partager.

Hein ? Et comment je fais pour écouter sans interpréter tout ça dans ma propre carte mentale ? Ah oui c’est bon je l’ai, c’est comme un second niveau : après m’être ouvert à une autre vision, maintenant je m’immerge pour mieux la saisir ! Je deviens tellement bon J … Quelle humilité ?

Dialoguer. C’est la clé qui va nous permettre de comprendre pourquoi cette discussion a lieu. Pourquoi elle est importante aux yeux de l’autre pour qu’il en vienne à se confier à moi. En d’autres termes, c’est le moment d’accompagner l’autre dans son cheminement, dans son monde à lui, car maintenant on y est immergé et attentif.

Je vois bien ton petit jeu … tu vas vouloir que je sois enthousiaste et que j’aide l’autre à creuser son ressenti ou son idée, sans lui balancer à la tête toutes les bûches d’impossibilité et d’incrédulité que j’ai en stock. Alors là tu peux toujours te brosser, j’adore mes bûches !


Conclusion

Je pourrais continuer la rédaction de cet article et le rendre moins accessible, avec des méthodes et processus bien établis au sein des groupes, et pourtant, je m’arrête là. J’aime cette simplicité de s’arrêter quelques minutes, de prendre du recul et de faire l’effort de s’écouter et d’accueillir l’autre, même dans un univers qui ne semble pas être le nôtre. Il ne s’agit pas d’un monde de bisounours, mais d’un monde de transparence sur ce que chacun(e) a en lui/elle. Et pour être transparent, on a toutes et tous besoin de se sentir en confiance dans l’échange, de se sentir accueilli.

 Quoi ? C’est tout ? Mais finalement cela revient tout le temps à moi cette histoire, c’est quoi cette arnaque ?

En effet, ce que l’on est capable d’offrir au groupe et à soi, ouvrira le fameux espace sécuritaire dans lequel chacun pourra librement s’exprimer avec authenticité, sans peur d’être jugé. Le reste de l’histoire s’écrit au sein de chaque groupe, où l’équilibre entre l’appartenance à un collectif (le NOUS) et la diversité individuelle (les JE) sera déterminant pour créer une véritable harmonie collective au sein du groupe.


Retrouvez un autre article du blog sur l’inclusion : le pouvoir de l’inclusion

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